Dr Anne Simon accompagne les femmes et les hommes dans son cabinet, 1 rue Salteur à Chambéry.
Un travail de déconstruction dès la première consultation
Il faut quand même être honnête, la plupart de de mes patients viennent me voir avec des pathologies.
On fait des séances d’acupuncture, on va changer la nourriture, on va changer les activités physiques
On va faire un travail sur les relations avec le mari, le fils, le père, la mère, et cetera.
Quand j’ai découvert cet outil, je me suis dit, « Ah ouais, ça, ça va aller plus loin que l’acupuncture. »
L’acupuncture ça va permettre d’agir sur le corps. En fait, dans l’acupuncture chaque méridien est relié à des émotions, donc il va y avoir des émotions de colère, de tristesse, de peur selon les méridiens. Et donc ça me permet aussi d’orienter mes patients.
Ah ben là, je vois que vous avez des perturbations sur le méridien de la vessie. Qui envahit votre territoire ?
Ah bah ma mère.
Ah bon ? Est-ce que vous seriez intéressé qu’on aille voir ça ?
Et là on va remonter en fait à la source de cette histoire. Le méridien de la vessie passe derrière la jambe, donc ça fait souvent des sciatiques. Et on va regarder ce qui se passe en termes de territoire.
Et là, ben, ma mère est envahissante – Ouuh la, est-ce que c’est vrai ?
Là on va pouvoir aller plus loin, si la personne est intéressée.
Je vais dire, bon, on va prendre un moment maintenant pour investiguer cette pensée « ma mère est envahissante »
Et on va regarder que cette maman, elle s’inquiète.
Elle s’inquiète parce que c’est un peu l’archétype des mamans qui s’inquiètent.
Et une maman qui s’inquiète, c’est pas une maman qui est envahissante, c’est une maman qui a peur.
Et donc quand on va déconstruire tout ça, on va avoir à nouveau accès à l’amour.
À comprendre ce qui se passe derrière.
Vraiment, pour moi, c’est l’aspect le plus intéressant.
Soigner le corps, c’est bien. D’ailleurs j’aimais bien moi faire des sutures… c’est bien, c’est de la plomberie, on est réparateur…
Mais ce qui est le plus intéressant pour moi, c’est d’aller voir toutes les histoires qu’on se raconte.
Une fois qu’on a l’outil en main, on devient autonome en fait.

Devenir autonome avec cet outil ?
6 mois.
Quand tu as un gros truc, c’est venir me voir pendant 6 mois, une fois par mois. Et puis venir aux ateliers, il y a 2 ateliers donc ça fait 3 fois par mois.
Quand on s’y met vraiment, en 6 mois, on a compris.
En 6 mois, vraiment, le paysage a changé.
Mais on ne peut pas faire de promesses. Ça dépend aussi de la manière dont la personne va s’engager, mais je pense réellement que ce n’est pas très long.
Et ce qui est merveilleux, c’est qu’après chaque déconstruction, on va ressortir plus joyeux, léger. On a de la place pour respirer.
Tu sors du cabinet en sautillant.
Quand on découvre comment on s’est trompé.
Comment on a tout mis sur le dos des autres…
Au début, ça plombe… Oh là.
Alors c’est, c’est de ma faute ?
Il y a pas de faute. On était innocent, on ne savait pas.

Mais c’est effectivement moi qui ai créé ça, si c’est moi qui l’ai créé. C’est moi qui peut le décréer. C’est ça la bonne nouvelle.
Souvent, c’est un choc qu’on n’a pas envie d’entendre. Ça l’égo n’est pas du tout intéressé par cette histoire de déconstruction.
Dans le travail de Byron Katie, le premier retournement, même s’il n’y a pas d’ordre, c’est plus favorable de commencer par soi.
Il ne me respecte pas
>> Non : c’est moi qui ne me respecte pas
Il ne prend pas soin de moi.
>> Je ne prends pas soin de moi,
Elle ne m’écoute pas.
>> Je ne m’écoute pas.
Et donc quand on revient à soi, on voit que là on a le pouvoir.
Que l’autre nous écoute, c’est impossible. On peut mettre un pistolet sur la tempe, il va nous écouter, mais c’est contraint et forcé.
Mais je ne m’écoute pas, ça, j’ai le pouvoir de le faire ou de ne pas le faire.
Je peux le faire quand je veux, prendre soin de moi, j’ai le pouvoir de le faire.
C’est vraiment formidable.
Face à la culpabilité…
Quand je ne le sais pas, je suis innocente. Je ne savais pas.
Donc il n’y a pas de faute, c’est ça aussi qui est bien. C’est qu’il n’y a pas de faute, il n’y a pas de culpabilité dans ce travail.
Je vais te faire faire un petit exercice que j’adore.
On va se mettre l’une en face de l’autre.
Je vais te demander de faire un pas en avant, on va toutes les 2 faire un pas en avant.
Voilà.
Et maintenant, essaie de ne pas avoir fait ce pas en avant…
Tu ne peux pas ? C’est compliqué, c’est impossible.
Ouais je t’ai demandé de faire un prendre avant, tu l’as fait. Maintenant je te dis essaye de ne pas l’avoir fait. Oui tu as fait une erreur. Tu m’as obéis bêtement et cetera. J’aime bien cette expérience.
C’est Christophe André qui donne cet exemple. Il appelle ça l' »inanité des regrets »
Donc la culpabilité c’est revenir sur le passé en croyant qu’on aurait dû faire autrement.
C’est impossible. On l’a fait, OK ?
Donc maintenant, qu’est-ce qu’on fait au présent ?

Autour du travail de Byron Katie…
- Dr Anne Simon et Le Travail de Byron Katie – épisode 4 : Au cabinet
- Dr Anne Simon et Le Travail de Byron Katie – épisode 3 : La déconstruction de la pensée
- Dr Anne simon et Le travail de Byron Katie – épisode 2 : Le miracle de l’investigation de la pensée
- Dr Anne Simon et Le travail de Byron Katie – épisode 1 : Soigner le corps




